Impacts environnementaux et sanitaires du brûlage à ciel ouvert des déchets à Bouaké : analyse des pratiques des populations https://mukarasani.com:443/mukarasani/index.php?id=838 La ville de Bouaké, confrontée à une urbanisation accélérée et à une gestion déficiente des déchets solides, voit se généraliser la pratique du brûlage à ciel ouvert, notamment dans les quartiers périphériques et les zones à faible couverture des services municipaux. Cette pratique, souvent perçue comme une solution immédiate au manque d’infrastructures de collecte, engendre une pollution atmosphérique significative et expose les populations riveraines à divers risques sanitaires. Cette méthode, largement répandue dans les quartiers tels que Ahougnassou, Belleville et Kennedy, est perçue par les habitants comme une solution immédiate au manque d’infrastructures de collecte. L’étude s’intéresse aux impacts environnementaux et sanitaires de cette pratique, en mettant l’accent sur les comportements des populations et leur niveau de sensibilisation. La démarche méthodologique adoptée est mixte, combinant observation directe, entretiens semi-directifs avec des acteurs institutionnels et communautaires, analyse documentaire, ainsi qu’une enquête quantitative menée auprès de 300 ménages répartis dans les quartiers de N’Gattakro, Air France, Dar-Es-Salam et Belleville. Le questionnaire explore les profils socio-économiques, les pratiques de gestion domestique des déchets, la perception des risques sanitaires et le niveau d’information sur les réglementations locales. Les résultats indiquent que 62,4 % des ménages brûlent régulièrement leurs déchets, 71,2 % déclarent ressentir des gênes respiratoires récurrentes, et seuls 18,5 % connaissent la législation encadrant la gestion des déchets. Ces données mettent en évidence une forte exposition aux polluants atmosphériques, une vulnérabilité sanitaire accrue et un déficit de sensibilisation environnementale. L’article propose ainsi une lecture croisée entre pratiques populaires, enjeux sanitaires et impératifs de durabilité urbaine. The city of Bouaké, facing rapid urbanization and inadequate solid waste management, is witnessing a widespread practice of open burning, particularly in outlying neighborhoods and areas with limited municipal service coverage. Often perceived as an immediate solution to the lack of collection infrastructure, this practice generates significant air pollution and exposes local residents to various health risks. This method, prevalent in neighborhoods such as Ahougnassou, Belleville, and Kennedy, is seen by residents as a convenient way to address the lack of waste collection infrastructure. This study examines the environmental and health impacts of this practice, focusing on community behavior and awareness. The methodology employed is mixed, combining direct observation, semi-structured interviews with institutional and community stakeholders, document analysis, and a quantitative survey of 300 households in the neighborhoods of N’Gattakro, Air France, Dar-Es-Salam, and Belleville. The questionnaire explores socioeconomic profiles, household waste management practices, perceptions of health risks, and the level of information on local regulations. The results indicate that 62.4% of households regularly burn their waste, 71.2% report experiencing recurring respiratory problems, and only 18.5% are aware of the legislation governing waste management. These data highlight significant exposure to air pollutants, increased health vulnerability, and a lack of environmental awareness. The article thus offers a comparative analysis of popular practices, health issues, and the imperatives of urban sustainability. Dossier N°42-Dec 2025 fr lun., 19 janv. 2026 17:53:17 +0100 lun., 19 janv. 2026 17:53:17 +0100 https://mukarasani.com:443/mukarasani/index.php?id=838 0