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    <title>Auteurs : Younoussa HAMARA</title>    
    <link>https://www.mukarasani.com:443/mukarasani/index.php?id=974</link>
    <description>Index des publications de Auteurs Younoussa HAMARA</description>
    <language>fr</language>    
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      <title>Région de Gao : les défis sécuritaires et de développement dans la lutte contre le terrorisme</title>  
      <link>https://www.mukarasani.com:443/mukarasani/index.php?id=1032</link>
      <description>Depuis avril 2012, la région de Gao et le reste du Mali, sont plongés dans une complexe crise sécuritaire, institutionnelle et politique qui a fini par se cristalliser. Le point d’orgue de cette crise fut la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation (APR) issu du processus d’Alger signé en avril-mai 2015 entre l’Etat et les Mouvements Armés signataires de la CMA et de la Plateforme des Mouvement du 14 juin 2014. Cet accord a permis de créer les conditions d’un dialogue et d’un long travail pour ramener la paix et la concorde entre les communautés maliennes sous l’égide la communauté internationale (avec l’Algérie comme médiateur principal). Le second point critique fut le coup d’Etat d’aout 2020 qui a consacré la mise en place d’une transition politique où les militaires jouent les premiers rôles. A partir de février 2022, suite aux négociations rudes entre les nouvelles autorités maliennes et la communauté internationales (CEDEAO, Union Européenne et NU), les forces étrangères au nord Mali (Barkane, Task Force Takuba, Forces G5 Sahel) décident de se retirer, laissant les FMDS, seules face aux GAT. Même si celles-ci, en multipliant leurs partenaires, ont acquis plus d’assurance avec des moyens aériens déterminants face aux irréductibles groupes terroristes, il ressort que de milliers de populations sont déplacées et ne sont pas en situation de retrouver leurs villages au regard d’une insécurité résiduelle intacte. Les GAT imposant une guerre asymétrique aux FMDS gardent encore une capacité de nuisance importante qui sape les efforts militaires et dissuadent les populations de rester loin de leurs zones de production et de vie. Cependant, force est de constater que depuis 2023, avec l’appui massif des partenaires extérieurs et de mobilisation de moyens techniques conséquents, notamment aériens, les forces maliennes de défense et de sécurité (FMDS) ont pris de l’envergure dans la bataille qui les oppose aux groupes armés terroristes (GAT) et ex-mouvements signataires armés. Elles gagnent de plus en plus des batailles et repoussent inlassablement les GAT. La situation est plus reluisante, les FMDS ont marqué des points importants aux yeux des maliens en replaçant l’autorité malienne sur la ville de Kidal (14 novembre 2023), symbole de l’irrédentisme touareg et fief à la fois du JNIM (Jamat Al Nostra Al Islam Wal Muslim) et du CSP-PSD (Cadre Stratégique Permanent pour la Paix, la Sécurité et le Développement). Since April 2012, the Gao region and the rest of Mali have been plunged into a complex security, institutional, and political crisis that has finally come to a head. The high point of this crisis was the signing of the Agreement for Peace and Reconciliation (APR) resulting from the Algiers process, signed in April-May 2015 between the State and the signatory armed movements of the CMA and the Platform of Movements of June 14, 2014. This agreement created the conditions for dialogue and long-term efforts to restore peace and harmony between Malian communities under the auspices of the international community (with Algeria as the main mediator). The second critical point was the coup d'état in August 2020, which marked the beginning of a political transition in which the military plays a leading role. Starting in February 2022, following tough negotiations between the new Malian authorities and the international community (ECOWAS, European Union, and UN), foreign forces in northern Mali (Barkane, Task Force Takuba, G5 Sahel Forces) decided to withdraw, leaving the FMDS alone to face the GAT. Even though the GAT, by increasing their number of partners, have gained more confidence with decisive air support against the diehard terrorist groups, it appears that thousands of people have been displaced and are unable to return to their villages due to the continuing insecurity. The GATs, which are waging an asymmetric war against the FMDS, still have a significant capacity to cause harm, undermining military efforts and deterring populations from staying away from their areas of production and livelihood. However, it must be noted that since 2023, with massive support from external partners and the mobilization of substantial technical resources, particularly air power, the Malian Defense and Security Forces (FMDS) have gained ground in their battle against armed terrorist groups (GAT) and former armed signatory movements. They are increasingly winning battles and relentlessly pushing back the GAT. The situation is looking brighter, with the FMDS scoring important points in the eyes of Malians by restoring Malian authority over the city of Kidal (November 14, 2023), a symbol of Tuareg irredentism and a stronghold of both the JNIM (Jamat Al Nostra Al Islam Wal Muslim) and the CSP-PSD (Permanent Strategic Framework for Peace, Security, and Development). </description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 11:15:40 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 23 févr. 2026 11:15:40 +0100</lastBuildDate>      
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      <title>Les communautés Arma de Gao : origines et zones d’expansion</title>  
      <link>https://www.mukarasani.com:443/mukarasani/index.php?id=971</link>
      <description>Cet article s’inscrit dans une logique d’apport à la littérature existante sur les Arma de Gao et leurs origines. Il est basé essentiellement sur la collecte et le traitement de généalogies comme support de documentation, complétées par des documents écrits anciens. Les enquêtes ont permis d’explorer les pistes menant aux premiers mariages ayant donnés la première génération des « enfants métis » autour des années 1595-1610 qui sont les premiers jalons des pouvoirs locaux actuels. Les chefferies Arma d’aujourd’hui se réclament essentiellement de ces ancêtres éponymes en provenance des certaines villes marocaines comme Tanger, Marrakech, Fès ou de zones comme le Dra’ a, le Djebel, etc. Dans les généalogies, se retrouvent des noms de personnalités figurant dans les Tarikhs anciens, ce qui donnent aux sources orales une certaine crédibilité. Dans la plupart de celles-ci apparaissent des noms comme Mobarek-Es-Saou’ouaf, Draoui Naga ou Nasser Ibrahim dit Kirinfi, etc. Les communautés les plus connues qui reviennent dans les généalogies sont : Darawi, Garawi, Mudashin, Laluj, Hamahogo, etc. Le nom Turé qu’on attribue à certaines familles Arma de Gao ne ressort pas du tout dans les généalogies, ni dans les Tarikhs soudanais. Au contraire, du moins dans la zone de Gao, presqu’aucun clan Arma ne se fait appeler « Turé ». Les clans Arma de Gao ont essentiellement essaimé de Banba à la ville de Gao à travers des mariages au sein des clans leur conférant un statut et des privilèges hérités de l’histoire qui les différencient des autres communautés de la même zone. Cet exercice a eu des limites qui méritent d’être prises en charge dans des recherches futures pour ce qui est de la descendance de certains caïds de Gao cités par les Tarikhs anciens mais dont aucune famille ne se réclament, ce qui est loin d’être anodin.  This article contributes to the existing literature on the Arma of Gao and their origins. It is based primarily on the collection and analysis of genealogies as source material, supplemented by ancient written documents. The research explored the paths leading to the first marriages that produced the first generation of &amp;amp;quot;mixed-race children&amp;amp;quot; around 1595-1610, which represent the early foundations of the current local power structures. The Arma chieftaincies of today primarily claim descent from these eponymous ancestors originating from certain Moroccan cities such as Tangier, Marrakech, and Fez, or from regions like the Draa Valley and the Djebel Mountains. The genealogies contain names of figures appearing in the ancient Tarikhs, lending a certain credibility to the oral sources. Most of these genealogies feature names like Mobarek-Es-Saou’ouaf, Draoui Naga, or Nasser Ibrahim, also known as Kirinfi, etc. The most well-known communities that recur in the genealogies are: Darawi, Garawi, Mudashin, Laluj, Hamahogo, etc. The name Turé, attributed to some Arma families of Gao, does not appear at all in the genealogies, nor in the Sudanese Tarikhs. On the contrary, at least in the Gao area, almost no Arma clan calls itself &amp;amp;quot;Turé.&amp;amp;quot; The Arma clans of Gao essentially spread from Banba to the city of Gao through intermarriage within the clans, granting them a status and privileges inherited from history that distinguish them from other communities in the same area. This exercise had limitations which deserve to be addressed in future research regarding the descendants of certain caïds of Gao cited by the ancient Tarikhs but of whom no family claims descent, which is far from insignificant. </description>
      <pubDate>lun., 16 févr. 2026 12:05:56 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 16 févr. 2026 12:05:56 +0100</lastBuildDate>      
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